Histoire de nos Poilus Morts pour la France

Histoire de nos Poilus Morts pour la France

La guerre 1914-1918 et nos jeunes soldats morts au combat.

Le 28 juin 1914, à Sarajevo, en Bosnie-Herzégovine, l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône, est assassiné par un terroriste Serbe, Gavrilo Princip, âgé de 19 ans. Imputé à la Serbie, par le gouvernement autrichien, cet assassinat va servir de prétexte au déclenchement de ce qui deviendra la Première Guerre Mondiale.

Les policiers autrichiens montrent d’emblée un lien entre les assassins et La Serbie. Il apparaît dès lors raisonnable à l’ensemble des chancelleries européennes que Vienne punisse celle-ci. A cet instant, personne n’imagine qu’un conflit local entre le prestigieux empire des Absbourg et la Serbie archaïque puisse déraper… C’est le comte Berchtold, ministre Austo-Hongrois des affaires étrangères, impatient d’en finir avec l’agitation Serbe qui, le 4 juillet , sitôt acquises les preuves de l’implication Serbes dans l’attentat de Sarajevo, envoie un émissaire à Berlin pour obtenir l’appui de l’empereur allemand Guillaume II. Le 28 juillet, l’Autriche entre en guerre et le 31, Le Reich allemand proclame « l’état de guerre », puis la mobilisation générale et déclare la guerre à la Russie.

          En France, la mobilisation est fixée au dimanche 2 août. Le 3 août l’Allemagne déclare la guerre à la France. Le 4 août, l’Allemagne envahit le Luxembourg et la Belgique, provoquant l’entrée en guerre de la Grande-Bretagne. 

        Réaumur, comme toutes les communes de France, voit partir ses jeunes mobilisés pour le front. Loin d’imaginer que 47 d’entre eux vont y perdre la vie.

          Dès le 22 août, le 1er avis de décès vient semer la consternation dans la commune. Émile Bonneau, soldat au 3e Régiment d’infanterie a été tué à St Vincent Rossignol en Belgique.        

         

 Les français pénètrent en Alsace-Lorraine, mais bientôt la 1ere armée est battue, entrainant dans sa retraite la 2e armée. On se bat en Champagne. Le général Joffre forme une 6e armée, le gouvernement de Paris utilise les taxis pour acheminer les soldats sur la Marne. Le 9 septembre, il installe son quartier général à Fère-en-Champenoise (Marne).

          Ce jour-là, deux autres soldats de Réaumur vont trouver la mort, Auguste Jadaud, soldat au 20e Régiment d’artillerie, tué à Clermont-en-Argonne, dans la Meuse et Jean-Baptiste Bouchet, soldat au 69e Régiment d’infanterie tué à Feré-en-Champenoise.

          Le 27 septembre, Eugène Charbonneau, soldat au 137e Régiment d’infanterie, est tué à Pozière dans la Somme.

          Le 29 septembre, c’est Frédéric Coutant, soldat au 137e Régiment d’infanterie, qui est tué dans un petit village de Ovillers-la-Boisselle, près de Pozières dans la Somme. Cette commune sera un des lieux où débutera, le 1er juillet 1916, la bataille de la Somme. Sur son sol, un impressionnant cratère de 100 mètres de diamètre et de 30 mètres de profondeur est un vestige d’une série d’explosions  qui se déroulera ce jour et marquera le déclenchement de cette bataille par les Britanniques. 5 235 soldats alliés y sont inhumés.

          Et les terribles messages vont continuer d’arriver du front à Réaumur durant la fin d’année 1914.

          Le 02 octobre, Achille Bertrand, caporal au 337e Régiment d’infanterie, est tué à Fricourt dans la Somme. 17 027 soldats allemands, dont un nombre impressionnant reste non identifié, sont enterrés dans ce village et sont un témoignage de la violence des combats qui s’y sont déroulés.

           Le 05 octobre, au-dessus de la 12e brigade, dans le secteur de Cauroy, s’est déroulé le 1er combat aérien entre un biplan français et un biplan allemand. Le Voisin III n° 89, est piloté par le sergent Joseph Frantz et à son bord le mécanicien et mitrailleur le caporal Quénault. Après avoir lâché les 6 obus de 90 mm à la main et au jugé sur les lignes allemandes, le pilote décide d’intercepter un avion ennemi. Quénault dispose d’un fusil-mitrailleur Hotchkiss de 8 mm. Il tire plusieurs rafales, l’avion ennemi devient fou, bascule, s’écrase au sol où il prend feu. La 1ere victoire aérienne au monde a été remportée aux portes de Reims.

           Le 25 octobre, Jules Coutant, soldat au 114e Régiment d’infanterie, est tué dans le village de Wieltz dans les Ardennes luxembourgeoises.

           Le 30 octobre, Gabriel Giraud, soldat au 3e Régiment d’infanterie coloniale, décède à l’hôpital de Vichy dans l’Allier, des suites de ses blessures.

           Le 11 novembre, Valentin Belaud, soldat au 337e Régiment d’infanterie, est tué à Thiepval, un petit village de la Somme.

           Le 04 décembre, Louis Roturier, sergent au 84e Régiment d’infanterie, est tué à Wanquetin dans le Pas-de-Calais,  près de Beaumon-les-Loges. Son corps est inhumé dans le cimetière de Wanquetin.

           Le 24 décembre, Gabriel Boide, soldat au 27e Régiment d’infanterie, est tué en forêt d’Apremont dans une petite commune située près de Vouziers dans les Ardennes. Son décès va clôturer la liste de onze morts de cette année 1914.

           Le 27e Régiment d’infanterie se couvrit de gloire dans des contre-attaques qui rejetèrent l’ennemi sur Saint-Mihiel. La lutte était sans merci. Bombardements et fusillades faisaient rage. De chaque côté, chacun rétablissait à la hâte les tranchées défoncées par l’artillerie. Des patrouilles rampaient dans la boue toute la nuit afin de surprendre postes ou sentinelles ennemis. Toute préparation d’artillerie déclenchait une riposte infernale.

           Après trente heures de bombardement, l’ennemi lançait ses colonnes en direction d’Apremont, dans la nuit du 9 au 10 octobre. Sa progression difficile était arrêtée dans la soirée du 10, et les Allemands cédaient bientôt le peu de terrain qu’ils avaient conquis.

           L’état de l’atmosphère n’allait plus permettre que des actions limitées, trop sanglantes. Les coups de mains commencèrent, inaugurés le 16 novembre par les Allemands, sans succès dans la forêt d’Apremont…

           L’année 1915 sera tout aussi meurtrière pour les soldats de notre commune.

           Le 07 février, Armand Thomas, soldat au 11e escadron du train, décède à Nantes (Loire Inférieure).

           Le 4 mars, François Gaborit, soldat au 87e Régiment d’infanterie, et le 5 mars, Louis Fortin, soldat au 120e régiment d’infanterie, tombent sous le feu ennemi dans le petit village de Mesnil-les-Hurlus situé au nord-est du département de la Marne. Ce village fut complètement anéanti par les bombardements et ne sera jamais reconstruit.

           Le  14 avril, Paul Jadaud,soldat au 87e Régiment d’infanterie, est tué à Clermont-en-Argonne dans le département de la Meuse.

           Le 10 mai, Henri Loiseau, le 11 mai, Guy de Fontaine, soldat au 125e Régiment d’infanterie, à Loos-en-Gohelle dans le Pas-de-Calais.

  

Loos-en-Gohelle a subi de violents combats, cette commune fut détruite à 100%. A l’issue de la guerre il ne restait aucune construction entière et les arbres eux-mêmes n’avaient pas survécu aux pilonnages des artilleries. Alors que les habitants  avaient déserté la commune, les soldats y ont subi de violentes attaques, y compris au gaz de chlore.

           L’utilisation des gaz: les premiers gaz étaient utilisés sous la forme de nuages dérivant dépendants du vent pour aller dans la tranchée adverse. Le chlore fut le 1er à être utilisé en avril 1915, mais facilement repérable du fait de son odeur et de sa couleur. En décembre 1915, le phosgène fut déployé, bien plus difficile à repérer, c’était le gaz mortel le plus efficace et provoquait la mort par asphyxie. En juillet 1917, le gaz moutarde fut introduit par l’Allemagne. Il ne s’agissait pas d’un gaz, mais plutôt d’un fluide visqueux. Il n’était pas aussi mortel que le phosgène mais n’avait pas besoin d’être inhalé pour provoquer de terribles brûlures et restait actif pendant plusieurs jours. De plus, sa forme liquide le rendait utilisable sous forme d’obus, ce qui permettait de se passer du vent pour disperser le gaz.

           Le 7 juin, Jean-Baptiste Bluteau, soldat au 137e Régiment d’infanterie, est tué à Hébuterne en Pas-de-Calais.

           Cette commune fut également détruite et est titulaire de la Croix de Guerre 1914-1918 depuis le 10 août 1920. Le village donna son nom à une bataille menée par les troupes françaises du 7 au 13 juin 1915 durant la seconde bataille de l’Artois.

           Le 20 juin, René Bouchet, soldat au 137e Régiment d’infanterie, meurt à l’hôpital de Beauvais dans l’Oise des suites de ses blessures.

           La guerre de tranchées, mise en place à partir d’octobre 1914 et jusqu’aux dernières semaines de la guerre, est devenue un puissant symbole de l’inutilité de la guerre. Ses images de jeunes escaladant le parapet de la tranchée pour affronter un maelström de feu menant à la mort certaine ont marqué les esprits. La guerre de tranchées est également associée à des massacres inutiles, dans des conditions épouvantables, de braves soldats envoyés à la mort par des officiers incompétents qui continuaient à croire que la volonté supérieure de l’attaquant pourrait submerger les armes et le moral inférieur du défenseur. Les troupes des alliés ont été parfois désignées comme « des lions commandés par des ânes ».

 

           Le 30 juillet 1915, les Allemands utilisent pour la 1ere fois le lance-flammes, puis il fut déployé par les deux camps. Sa faible portée et sa vulnérabilité réduisirent son utilisation. Il était cependant très efficace pour le  »nettoyage des tranchées ». Il était utilisé par les troupes d’élites.

           Le 5 septembre, Auguste Cousin est tué à Douaumont dans la Meuse.

           Dans ce village, un ossuaire a été érigé. Dans celui-ci sont entreposées les dépouilles de 130 000 soldats de la 1ere guerre mondiale.

           Le 29 septembre, Louis Pain est tué à Mourmelon-le-Grand dans la Marne.

           Le 02 octobre, Eugène Morisset qui est tué à Souain dans la Marne.

           Le 02 octobre, Louis Bonneau, soldat au 137e Régiment d’infanterie, est tué à Tahure dans la Marne.

           De terribles combats se sont déroulés dans ce village qui a été entièrement anéanti. Il ne sera jamais relevé.

           Le 03 octobre, Jean-Baptiste Rambaud est tué à Tahure dans la Marne.

           Le 05 octobre, Émile Blandineau est tué à Bouvroy en Pas-de-Calais, à 9 km de Lens.

           Le 06 octobre, Émile Bremaud est tué à Tahure dans la Marne.

           Il sera le dernier tué de l’année 1915, portant à 26 le nombre de soldats réaumurois morts au front.

           La liste va s’allonger en 1916.

           Le 15 février, Eugène Bremaud, soldat au 18e Bataillon de chasseurs à pied, est tué à Benoite-Vaux dans la Meuse. 

           Le 14 avril, Jules Gaborit, soldat au 35e Régiment d’artillerie, est tué à Verdun.

           La bataille de Verdun eut lieu du 21 février au 19 décembre 1916, opposant les armées française et allemande. Elle a été conçue par le général Erich Von Falkenhayn, commandant en chef de l’armée allemande comme une bataille d’attribution pour « saigner à blanc l’armée française » sous un déluge d’obus dans un rapport de pertes d’un pour deux. En fait, elle se révèlera aussi coûteuse pour l’attaquant : elle fit 714 231 morts, disparus ou blessés, 362 000 soldats français et 337 000 allemands, soit une moyenne de 70 000 morts par mois durant cette bataille.

           Le 06 mai, Maurice Guinaudeau, soldat au 114e Régiment d’infanterie, est tué dans la forêt d’Esnes-en-Argonne dans la Meuse, côte 304. Son corps est inhumé dans la nécropole nationale de Esnes-en-Argonne, tombe n° 941.  

           En juin, les Allemands se rapprochent sensiblement du fort de Thiaumont. Bombardés sans répit, le réseau des fils de fer barbelés et le fossé ne sont plus des obstacles pour les assaillants. Les 2 tourelles de mitrailleuses sont détruites . Puis les restes de l’ouvrage tombent aux mains de l’ennemi après un corps-à-corps sanglant, mètre par mètre.  

           Le 10 Juin, Henri Giraud, caporal au 337e Régiment d’infanterie, est tué à Thiaumont.

           Le 19 juin, Louis Belaud, caporal au 114e Régiment d’infanterie, décède à l’hôpital du Val de Grâce à Paris, des suites de ses blessures à Verdun, côte 304.

           Le 23 juin, Clément Paillat, sergent au 65e Régiment d’infanterie, est tué à Thiaumont.

           Le 19 août, Hubert Berthemeau, soldat au 100e Régiment d’infanterie, décède à l’hôpital de Commercy dans la Meuse, des suites de ses blessures reçues à Verdun.

           Le 30 août, Félix Auguin, soldat de l’Armée d’Orient, est tué dans la bataille de la Somme qui s’est déroulée du 1er juillet au 18 novembre 1916.

           La bataille de la Somme aura provoqué chez les belligérants environ 1 060 000 victimes dont 442 000 morts ou disparus.

           Le 06 septembre, Louis Pasquier, soldat au 328e Régiment d’infanterie, est tué à Berny-en-Santerre dans la Somme.

           Le 06 octobre, Jean-Baptiste Bodin périt en mer Méditerranée lors du naufrage du Gallia de la Cie de Navigation Sud-Atlantique. Le navire est torpillé.

           Témoignage d’un survivant: « On était en train de manger, quand tout à coup une formidable explosion se produisit, notre repas se finit en même temps. J’ai regardé par-dessus bord et je vis le navire commencer de s’enfoncer… L’arrière s’enfonçait rapidement, tout le monde se sauvait à l’avant, c’était noir de monde et un affolement général… je pensais à vous tous et me lançais à la mer… en tournant la tête, j’ai vu le navire qui se cabrait et s’enfoncer d’un seul coup 12 mn environ après le torpillage. Le Gallia a coulé avec à son bord 2 800 hommes de troupe dont 1300 ont pu être sauvés ». 

           Le 28 octobre, Aimé Cornuau, soldat au 114e Régiment d’infanterie, est tué à Bray sur-Somme, à 30 km d’Amiens, pendant la bataille de la Somme.

           Le 11 novembre, Louis Paillat, soldat au 328e Régiment d’infanterie, est tué à Berny-en-Santerre dans la Somme     pendant la bataille de la Somme. Il sera le dernier soldat tué de l’année 1916 et le 38e réaumurois mort au combat.

           Le 14 mars 1917, Alexis Lavrillais, soldat au 120e Bataillon de Chasseurs à Pied, est tué à La Forain dans les Vosges.

           Ce petit village a subi de terribles atrocités dès le début de la guerre en août 1914 et particulièrement par la 28e division allemande qui brûla les habitations et fusilla les habitants, même inoffensifs. Ce village n’a jamais été reconstruit.

           Le 02 mai, Émile Bobineau, soldat au 293e Régiment d’infanterie, est tué à Reims lors de la terrible bataille du Chemin des Dames ( sur 30 km de front, 108 000 soldats furent mis hors de combats).

           A partir de mai, l’armée française traverse une grave crise qui engendre des mutineries.

          Le 07 mai, René Gemard est tué à Soissons, pendant la bataille du Chemin des Dames.

           Le 1er août, Germain Bodin, caporal au 328e Régiment d’infanterie, est tué à Avocourt dans la Meuse. Il sera le dernier mort de l’année 1917, et le 42e mort de la commune depuis le début du conflit.

           En 1918, apparaît l’utilisation des obus à gaz moutarde.

           Pendant 10 mois, Réaumur n’aura pas reçu de tragique nouvelle du front. La liste des morts n’est pas pour autant  close.

           Le 23 juin, Eugène Bremaud, est tué à Rambervillers dans les Vosges.

           Le 30 août, Louis Gaborit, sergent au 255e Régiment d’infanterie est tué Catigny-sur-Oise en Picardie.

           Le 12 septembre, Célestin Boide, soldat au 11e Escadron du train, décède à Réaumur des suites de ses blessures. 

           Le 01 novembre, Célestin Auger, caporal au 408e Régiment d’infanterie, est tué à Terron-sur-Aisne dans les Ardennes.

           Ce petit village, complètement détruit par les bombardements incessants des Allemands, a été reconstruit de 1924 à 1925.

           Le 11 novembre 1918, à 5 heures du matin, dans un wagon aménagé au carrefour de Rethondes en forêt de Compiègne, est conclu un armistice :  »entre le Maréchal Foch, commandant en chef des armées alliées, stipulant au nom des puissances alliées et associées, assisté de l’amiral Wemis, First Sea Lord, d’une part; et Monsieur le secrétaire d’État Erzberger, président de la délégation allemande ».

           Le 15 novembre 1918, Alphonse Bourasseau, soldat au 255e Régiment d’artillerie, est mort à Saint-Quentin dans l’Aisne.

           Le 25 février 1919, Eugène Moreau, soldat au 51e Régiment d’artillerie, meurt à Virton en Belgique.

           Ce sera le 48e et dernier soldat de Réaumur mort pendant cette 1ere Guerre Mondiale.

           La mort dans les tranchées : L’intensité de la 1ere  Guerre mondiale fut telle que 10% des soldats furent tués. Le niveau de pertes additionnant les morts et les blessés atteignit 56%. A cause de la boue, des rats, des poux de corps, des mouches, des excréments, de la proximité des cadavres ou des amis ou ennemis qui agonisaient parfois durant des jours à quelques mètres des tranchées, l’air vicié des abris ou pollué par les gaz chimiques, la fumée et les vapeurs émises par les armes et munitions, les incendies… la vie ou la survie dans les tranchées de 1914-1918 était particulièrement difficile et cela a provoqué de nombreuses séquelles psychologiques et sanitaires pour les soldats de la Grande Guerre. Les maladies, dysenterie, typhus et choléra, prélevèrent un lourd tribut parmi les soldats. Le manque d’hygiène menait également à des infections fongiques comme  »la bouche de tranchée » ou  »le pied de tranchée ».

          

  Enterrer les morts était un luxe: Aucun des deux camps ne pouvait se l’offrir.

           Les cadavres dans le noman’s land, intervalle entre la tranchée et l’ennemi, y restaient jusqu’à ce que le front se déplace et étaient souvent rendus méconnaissables. Environ 700 000 combattants n’ont pas été retrouvés, soit qu’ils aient été littéralement désintégrés par les explosions, soit qu’ils aient été enfouis par les retombées de terre soulevées par des explosions. Le front était également jonché de dizaines de milliers de cadavres d’animaux (chevaux, mulets, baudets, vaches…). Des squelettes continuent d’être retrouvés lors de labours de champs ou lors de travaux.

 

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           Les conditions d’attribution de la mention  » Mort pour la France » sont définies avec précision dans la loi du 28 février 1922 ; en effet, son attribution n’est automatique que dans le cas de combattants  » Tués à l’ennemi »; dans tous les autres cas, il appartient aux familles d’en solliciter l’attribution. Les militaires décédés par suicide, maladie ou accident non imputables au service où en cours d’un détachement en usine sont exclus.

           Pour les non-combattants, les textes s’appliquent aux otages, prisonniers de guerre décédés en territoire ennemi, la date du décès devant se situer entre le 2 août 1914 et le 24 octobre 1919, date de cessation officielle des hostilités.   

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       Ce récit est basé sur les informations recueillies sur le livre d’Or des  »Mort pour la France » édité par le GRM de Vendée (disponible en mairie).

        A partir de la plaque commémorative du monument aux morts du cimetière de Réaumur.

        A partir de la plaque commémorative de la paroisse à ses enfants morts pendant la guerre 1914-1918.

           A partir de récits trouvés dans l’histoire des communes nommées dans le texte.

 

                                                                                                      Réaumur le 01 06 2014